Guignol's Rock, rubrique du blog

Suite à la disparition de l'hebdomadaire (papier) Lyon Poche en 2011, notre chronique annonçant les concerts rock de la semaine s'est retrouvée sur ce blog, en reprenant
son titre original, "Guignol's rock" (parution sur le week-end…) avec des photos et une sélection de vidéos (à ouvrir en pop-up). Bonne lecture !

Merci à tous ceux qui veulent bien partager ces pages sur leurs réseaux, ou les mettre en lien sur leurs sites… // NB: Voir notre profil: Google+

Pour pouvoir ajouter un commentaire dessous, veillez à n'avoir qu'une seule chronique ouverte (en cliquant sur son titre en rose)

Des présentations différentes de nos pages (sur fond blanc !) en cliquant ici <<<

dimanche 11 octobre 2009

La NUIT DU BLUES du Rhino Jazz 2009


Bob Brozman 


Le Rhino Jazz nous a offert une bien belle "nuit du blues" à St-Chamond en ce 10 Octobre 2009. Triple affiche avec d'abord Bob Brozman, formidable technicien de la guitare (National steel), personnage très atypique aussi (avec son goût pour la musique de la Réunion) et truculent dans son français écorché, genre de Roberto Benigni du blues ! 

PopUpVIDEO < Bob Brozman - Hawaiian guitar history (2010)
[PS: Bob Brozman disparu en 2013… cf. Wikipedia]
 Route 69…
Mais nous, on était surtout venu pour la 2e partie, "Route 69 to Le Havre". Derrière ce nom futé, la réunion du lyonnais Jack Bon et de quelques uns de ses bons amis de 30 ans (au moins !). Jack est accompagné par son excellente section rythmique habituelle, Eric Delbouys à la batterie et Stéphane Augagneur à la basse. Mais d'entrée c'est Robert Lapassade qu'on retrouve au chant, et il est venu avec son ancien guitariste de Killdozer, Edouard "doudou" Gonzales. Pour deux morceaux, un de Wilson Pickett, puis le fameux First I look at the Purse qui était sur l'album de Killdo. Et c'est carrément torride. La voix de Robert arrache encore plus que jadis, si c'est possible, et Doudou n'a rien perdu de sa maestria. Mais changement de formule déjà, exit les deux Killdo : c'est Puce qui arrive avec sa guitare tournée vers la droite : il est "notre Voodoo Chile" comme l'a présenté Robert, et ce sera d'ailleurs son deuxième titre (Puce qui a récemment reformé un groupe nommé… Facto !). Après son départ, Jack revenu à son trio de base nous fait un peu de Ganafoul de derrière les fagots (Nothing more et Full Speed Ahead !), puis un excellentissime Mad Man Blues. 

PopUpVIDEO < Extrait trouvé plus tard sur Facebook, avec Robert L au chant…

…to Le Havre 
Last but not least des invités, c'est Little Bob qui débarque (du Havre !) et qui transforme en rock sauvage quelques titres de lointains bluesmen (JB Lenoir, Skip James...). Première fois qu'il chante avec le groupe de Jack, et ils ont juste répété la veille, mais c'est néanmoins parfait pour nous : on est aux anges avec toutes ces histoires du Diable… Finalement tout le monde revient pour un Bama Lama Bama Loo (brûlot de Little Richard) forcément torride encore, avec les deux Robert au chant (Bob et Lapassade). Fichtre, c'était vraiment une super-bonne idée que cette réunion d'un soir, et très bien réalisée, bravo à Jack et les autres. 



Mais notre nuit du blues n'est pas terminée, la longiliqne Deborah Coleman avec sa guitare et son trio vient nous démontrer que toutes les blueswomen ne sont pas forcément des "big mamas"! Le meilleur moment sera pour nous sa version de "I'm a woman" de Koko Taylor (une big mama du blues disparue en Juin dernier). Où elle se révèle une guitariste absolument redoutable, vraie voodoo chile au féminin ! 
PopUpVIDEO < Deborah Coleman "I'm A Woman" (Live Oct' 2009)
Décidément rien à jeter dans cette nuit du blues du Rhino 2009 !

[SD]

Une interview de Little Bob pratiquée le lendemain 11-10 : www.rock-interviews.com/... (il y parle bien sûr de la soirée).
Le site web de Jack Bon : www.jackbon.com
Celui de Little Bob : www.littlebob.fr
Celui de Rhino Jazz : www.rhinojazz.com 

PS: Au fait, il y avait des caméras ce soir-là, et même une louma qui planait au-dessus des têtes… Alors peut-être aurons-nous la chance de retrouver un jour cette belle soirée sur un DVD ??!

(* Nous, on n'a même pas de photo de cette nuit du blues 2010 : Si vous savez où en trouver, merci de nous renseigner !)

PPS 2013: Même si son existence est attestée, il semble très difficile de se procurer le DVD… Néanmoins on en a un petit extrait  (le final) !




PS: Presque quatre ans après, un concert/festival réunissait beaucoup de ces mêmes musiciens (moins Little Bob, forcément), c'était en Juillet 2013 "Rock à la Bricotte" avec tous ces grands anciens de Ganafoul, Factory et Killdozer ! 

dimanche 20 septembre 2009

Gwyn Ahston aux Grosses Guitares 2009


On ne croyait pas si bien dire en écrivant (dans Lyon Poche) que Gwyn Ashton était "un Rory Gallagher de l'autre côté du globe" (en fait il est gallois, mais a beaucoup vécu en Australie). Même côté fruste, même "simplicité naturelle", et même genre de blues rugueux, brut de décoffrage ! Et ça fait un bien immense de retrouver tout ça, ça nous remémore ces concerts de Rory dans les 70's d'où l'on ressortait heureux, comme "regonflé"… Ashton est juste accompagné par un batteur, dont le visage juvénile rayonne du plaisir qu'il prend avec cette musique ! Jubilation partagée. On n'espérait plus (par exemple) entendre un jour sur scène ce formidable titre qu'est "Outside Woman Blues" (de Blind Joe Reynolds). Gwyn Ashton nous en livre une version toute personnelle, différente de celle de Cream (que Clapton, petite parenthèse, devrait bien ré-inscrire à son répertoire d'aujourd'hui avec Winwood. Histoire de nous montrer s'il sait encore refaire son brillantissime solo de 1967 ! Fin de parenthèse). C'est suivi par un Crossroads non moins original. De même quand il reprend Hendrix (Purple Haze, puis Hey Joe plus loin), Ashton livre toujours des versions très personnelles, à l'inverse de Gerry Joe Weise qui l'a précédé et qui fait du Hendrix par trop hendrixien (donc souffrant forcément des comparaisons). Au rappel, Gwyn invite d'ailleurs Gerry Joe à jammer sur un instrumental de Freddie King. Belle conclusion pour l'une des meilleures prestations qu'on ait pu voir aux "Grosses Guitares"!

www.myspace.com/gwynashtonmusic

lundi 20 juillet 2009

Les 40 ans de Woodstock.. à Fourvière (et à Vienne) 2009


Les Young Gods devaient nous "jouer Woodstock" et on se demandait de quoi il pouvait bien retourner... Réponse à Fourvière ce 19-7-09 : le fameux film (version d'1h30) est projeté (sans son, sauf pour certains intermèdes) en devant de scène et en hauteur et les Young Gods sont donc "dessous". Ils vont en refaire les titres de manière tantôt assez fidèle (comme le 1er, le "Freedom" de Richie Havens. RH qu'on a pu voir en pleine forme à Vienne l'an passé, rappelons-le), tantôt d'une manière plus éloignée (comme le "See me, feel me…" des Who, stylisé avec la dynamique chanteuse invitée Erika Stucky.. Les Who qu'on avait aussi pu voir à Vienne, et en pleine forme, en 2006 !). Et même parfois ne pas les refaire du tout : pendant la séquence Ten Years After, pas de "Goin' home", mais de la techno/trance extrêmement hypnotique pour retrouver justement le côté transe ! Et puis, petite fantaisie, ils rajoutent aussi les Doors (this is "The End"…), Doors qui n'étaient pas à Woodstock que l'on sache, mais c'est un groupe qui a marqué les Young Gods ! (et notamment Franz, ça se sent encore). Bref, une vraie création multiforme à partir du film Woodstock, éminemment sympathique et plutôt réussie ! Pour le final forcément hendrixien, Al joue l'hymne national... français, au clavier, à la manière du Voodoo Chile !
Justement, quelques jours avant, le 10-7, c'était la nuit finale de Jazz à Vienne, et le truculent Roy Ayers avait invité un certain Don Blackman, sans doute connu de quelques amateurs de funk (compositeur de quelques succès pour d'autres, et lui même fauteur de deux albums en quelque 25 ans). Donc, le type s'amène, devenu extrêmement obèse (il était relativement mince sur ses anciennes photos), et avec sa fille du même acabit, ses chicots mâchouillant un éternel chewing-gum... il semble découvrir sur scène ce petit clavier électrique et se met à nous jouer -en solo, car tous les autres en scène l'écoutent- The Star Sprangled Banner, version Woodstock, en actionnant de la main gauche une molette pour faire durer les notes ou provoquer les explosions ! Et ça dure ainsi, pas juste une petite minute, mais le temps de l'original : copie presque conforme et joli hommage inattendu. Décidément, on rejoue beaucoup Hendrix sur clavier cette année (et c'est peut-être pas plus mal ainsi).
Ceci dit, nous, en l'été '69, on n'était pas à Woodstock, mais à Wight (pas mal non plus, mais pas de film...) !

mercredi 1 juillet 2009

Le numérique et ses décalages temporels


(NB: mais qu'est-ce que ça vient faire ici ??)

Avez-vous remarqué sur les écrans de Jazz à Vienne ? : cette année, l'image a un très léger retard (ou avance ? enfin un décalage !) sur le son. Oh, un rien, une toute petite fraction de seconde, qui se remarque peut-être mieux quand la caméra est sur un batteur, forcément… Les plus savants d'entre vous connaissent peut-être l'explication de ce genre de défaut, minime apparemment, mais quelque part éminemment gênant ! Pas nous, mais on constate que les techniques numériques nous imposent chaque jour davantage ce genre d'imperfection. Avec le numérique déjà, nos appareils photos avaient perdu leur belle instantanéité de jadis. Certes, il y a eu des améliorations depuis les premiers APN sortis, mais le problème demeure (d'ailleurs on nous donne les chiffres de rapidité comme éléments de comparaison…). Sur la TNT ou la télévision par ADSL, le décalage image/son est généralement présent, même si plus ou moins infime… Et il existe aussi le long décalage (retard) de l'ensemble avec la télévision hertzienne ordinaire !... Le zapping avec la TNT s'avère être également plus ou moins ralenti suivant le téléviseur : quelques secondes pour passer d'une chaîne à l'autre (à vous dégoûter du zapping)... Et si vous avez un téléphone du type DECT, vous avez remarqué qu'il sonne avec pas mal de retard par rapport aux modèles traditionnels... Etc, etc. Bref, c'est comme si le numérique ne pouvait pas coller exactement à l'instant présent. On espère que des plus techniciens (et des plus philosophes ?) que nous vont approfondir ce sujet qu'on n'a guère vu abordé, mais qui nous semble pourtant être un vrai problème... de notre temps !